objection commerciales

Si vous êtes déstabilisé face aux objections commerciales sur le prix du type “C’est Trop Cher”, et si les expressions “c’est cher” et “trop cher” vous bloquent, vous mettent mal à l’aise, alors cet article va devenir votre meilleur allié 😉

7 techniques de vente pour répondre aux objections prix

Dans l’article / vidéo d’hier nous avons vu comment éviter d’être confrontés aux objections commerciale sur le prix du type c’est trop cher ! C’est-à-dire comment présenter et défendre le prix de manière à limiter ces objections de vente. Si vous n’avez pas vu cette vidéo, commencez par là >>

Nous allons maintenant voir 7 techniques de vente pour vaincre l’objection prix “c’est trop cher” ! Découvrons tout de suite ces 7 techniques commerciales spécifiques au prix :

 

Technique de vente n°1: fractionnez votre prix

Il s’agit de réduire l’impact psychologique du prix aux yeux du prospect pour lever le frein à l’achat.

Exemple commercial : “Le coût de cette prestation est de 1586€, mais vous pouvez bénéficier de notre formule de règlement en 12 fois sans aucun frais additionnel, ce qui représente seulement 132€ par mois. Vous pouvez donc en profiter dés demain en réglant aujourd’hui 132€, puis ensuite 11 mensualités de 132€. Cela vous convient ?”

 

2e technique de vente : relativisez sa dépense

Déplacez par exemple la discussion sur l’économie ou le gain réalisé en termes de confort, de sécurité, de reconnaissance ou d’argent (voir le SONCAS >>). Cela permet à coup sûr d’amoindrir l’impact du prix !

Exemple commercial: “Effectivement, je rejoins votre point de vue. A moi aussi 1499€ pour la conception de mon site internet, cela me semblerait trop cher si je prenais en compte uniquement ce paramètre. Mais aujourd’hui, vous venez de le dire, vous êtes en phase de démarrage, vous n’avez pas beaucoup de notoriété et un site Internet vous permettrait de rendre visible votre activité sur les moteurs de recherche. Ce qui permettrait de développer votre panier client d’au minimum 15% si l’on considère la moyenne de nos clients actuels. Pour vous, cela représenterait un CA d’environ 18000€, soit plus de 12 fois l’investissement requis. Vous imaginez le retour sur investissement pour votre activité ?”

 

3e technique commerciale : additionnez et chiffrez les avantages

Cela permet de réaliser la balance et de faire prendre conscience au client de l’ensemble des critères de décisions majeurs, au lieu de se focaliser sur le prix.

Exemple commercial: “Comme nous l’avons vu dans cette offre, vous bénéficiez de la garantie 5 ans, de la livraison offerte et de l’installation, ainsi que du pack assistance en moins de 24h. L’ensemble de ces avantages représentent à eux seuls un bonus de 1300€ au total. D’après ce que vous m’avez dit précédemment, cela correspond précisément à vos attentes et vous n’avez pas trouvé une telle offre sur le marché. Alors que décidez-vous ?”

 

4 – Étalez le prix en fonction de la durée de vie du produit

Exemple commercial : “Cet ordinateur a une durée de vie de 5 ans, mais allez soyons fous, disons simplement qu’il vous tienne 1 an. Votre investissement de 1297,90€ représente en réalité 3,83€ par jour, soit à peine le prix de 2 cafés (sans parler des cigarettes). Alors dans ces conditions, que faisons-nous ?”

 

Technique commerciale n°5 : la perception contrastée

Utilisez l’effet de contraste en comparant le prix à un autre produit ou service.

Exemple commercial : “Vous allez investir 15000€ dans votre piscine couverte, ce qui va valoriser votre bien immobilier en cas de revente. Vous allez pouvoir en profiter été comme hiver avec votre famille. Alors que votre voiture vous a probablement coûté le double de ce prix et chaque année, elle se décote et perd de la valeur ! Un investissement qui rapporte vraiment, ça vous tente ?”

 

6 – Soulignez les différences pour valoriser votre offre !

Soulignez les différences par rapport à vos concurrents afin de mettre en avant vos avantages exclusifs tout en renforçant le poids de vos arguments clés. Augmentez la valeur pour minimiser l’effet du prix…

Exemple commercial : “Vous avez raison de le souligner, notre système est 300€ plus cher que la moyenne des produits concurrents. Mais regardons de plus prêt si vous le voulez bien les options et les détails de l’offre. Ce produit est le seul à être garanti 10 ans. Pourquoi ? Parce que nous avons le taux de panne le plus faible du secteur. Ensuite, vous bénéficiez d’un abonnement gratuit à notre service de stockage en ligne durant 1 an. Ce qui garanti la sécurité de vos données. Vous bénéficiez en plus de la reconnaissance d’empreinte digitale, ce que nous sommes également les seuls à proposer sur le marché. Donc si nous reprenons ces avantages exclusifs, cela représente bien plus que 300€ d’avantages en termes de fonctionnalités. J’aurais même tendance à dire que nous sommes moins cher en prenant tous ces éléments en compte. Qu’en pensez-vous ?”

 

7e technique de vente : vendez la supériorité du prix

Vendez la supériorité de votre prix pour induire des qualités supérieures à la concurrence ! Différenciez-vous sur le positionnement…

Exemple commercial : “Effectivement, la qualité et le service ont un coût incompressible. Nous sommes les seuls à intervenir sur site dans les 24h en cas de problème et à vous dépanner durant les week ends et les jours fériés. Notre équipe vient sur place pour installer le matériel et forme vos techniciens à l’utilisation. C’est bien une solution clé en main et la tranquillité d’esprit que vous recherchez ? Et bien c’est précisément les critères pour lesquels nous avons été élue n°1 par le magazine UFC Que choisir en début d’année. En nous choisissant, vous faites donc le choix de la sécurité alliée à une qualité de service inégalé.”

 

Voila vous avez maintenant sous la main une série d’exemples commerciaux à réutiliser ou à adapter pour mettre en pratique ces 7 techniques de vente que je vous recommande chaudement face aux objections prix.

Donc en résumé, pour venir à bout des objections de vente sur le prix du type c’est trop cher, vous devez savoir présenter le prix de la bonne manière et au bon moment, avec l’une ou l’autre des 12 techniques commerciales présentées dans la vidéo d’hier. Cela vous permet de faire accepter plus facilement le prix sur un plan psychologique. Ensuite, en cas d’objection, appuyez-vous maintenant sur les 7 techniques de vente que nous avons passées au crible !

Je vous assure que vous n’aurez plus jamais peur d’entendre “c’est trop cher” à partir de maintenant. Vous allez venir à bout de cette catégorie d’objections. Et si vous souhaitez aller plus loin avec toutes les autres catégories d’objections commerciales, j’ai créé une formation spécifique et un guide pour vous qui recense les 42 objections les plus courantes dans la vente :

  • Je n’ai pas le temps,
  • Je n’en ai pas besoin,
  • Cela ne m’intéresse pas,
  • J’ai déjà un fournisseur,
  • Rappelez moi plus tard,
  • Je vais y réfléchir,
  • et j’en passe…

J’ai condensé 10 ans d’expérience terrain dans cette méthode et dans ce guide personnalisable à votre activité. Vous êtes libre de cliquer ci-dessous pour en savoir plus :

Découvrez enfin comment venir à bout de TOUTES les objections commerciales >>

 

fichier client

Comment organiser votre fichier de prospectionfichier client ? Comment prospecter et gérer la relation client efficacement au quotidien ? Voila quelques questions intéressantes auxquelles nous allons tenter de répondre…

 

Fichier client et prospection : Comment s’organiser ?

 

Pour que votre démarche commerciale soit efficace, vous avez besoin d’un bon outil CRM pour organiser votre prospection commerciale, ainsi que le suivi des ventes et la fidélisation client.

CRM ça veut dire: Customer Relationship Management, que l’on appelle GRC en français : Gestion de la Relation Client.

Cet outil va non seulement vous aider pour la partie prospection commerciale, dans la gestion des contacts entrants, le suivi, mais également dans la fidélisation des clients existants comme je viens de vous le dire.

C’est véritablement une décision stratégique en termes de pilotage commercial pour être pleinement efficace, éviter les pertes de temps et ne pas vous perdre dans la multitude d’actions commerciales à réaliser au quotidien. Pour faire le bon choix, il faut y réfléchir en amont de la préparation de votre action commerciale. Et je vais tacher de vous aider à y voir plus clair…

 

Comment organiser l’activité commerciale ?

 

Pour organiser votre activité commerciale et vous donner du confort, il est important de bien définir le cahier des charges. Prenez le temps de bien définir vos objectifs commerciaux, ainsi que vos contraintes avant de vous décider. Pour vous aider dans cette réflexion, voici quelques critères possibles :

  • La facilité d’utilisation, la rapidité de prise en main
  • L’ergonomie du système, la facilité de saisie et de consultation d’un historique
  • La gestion des suivis et rappels avec possibilité de création d’alertes
  • La possibilité de partager la base de données, l’accès à distance depuis un autre site ou bien via un smartphone
  • L’automatisation de certaines taches, ou de certains scénarios commerciaux
  • La sécurisation des données
  • La possibilité d’intégrer de nouvelles fonctionnalités
  • La possibilité d’obtenir des rapports ; des analyses et de créer des tableaux de bord afin de piloter efficacement l’activité commerciale.
  • Les possibilités de branchement et de synchronisation avec d’autres outils, tel que le logiciel de facturation par exemple

Tous ces critères sont stratégiques et nécessitent d’être pondérés et évalués avant de faire votre choix. Faites vous un tableau si besoin pour y voir plus clair.

 

Comment gérer le fichier de prospection et le fichier client?

 

Maintenant, du coté des options, pour un entrepreneur ou une TPE / PME, voici plusieurs options, de la plus simple aux plus complexes :

 

1. Le CRM Maison : Excel ou Outlook

Cette solution est peu coûteuse, et flexible. Vous pouvez construire un outil de prospection et de fidélisation sur mesure. Mais cela reste assez amateuriste et limité en fonction du volume d’activité. Sur outlook, le champ Notes vous permet de saisir un historique et la fonction Assurer un suivi, vous aide à gérer vos rappels.

Bref, utilisés de manière avancée, Excel et Outlook peuvent faire office de petit CRM. Si vous démarrez ou que vous ne disposez que d’un petit budget, vous amortissez un peu plus votre pack office.

 

2. Le CRM orienté pipeline des ventes

Parmi les solutions abordables, pratico pratique et efficace, voici notre petit préféré : PipeDrive !

Il combine à lui tout seul les fonctionnalités essentielles d’un CRM pour les TPE / PME, avec des fonctionnalités exclusives à l’action commerciale comme la gestion des opportunités d’affaires, du cycle de vente, des taux de transformation et de la bonne gestion du pipeline des ventes…

Découvrez PipeDrive avec 30 jours d’essai gratuit ici >>

 

3. Les logiciels CRM

A partir de quelques centaines d’euros, vous pouvez faire l’acquisition d’une solution complète, intégrant toutes les fonctionnalités nécessaires à une activité commerciale digne de ce nom. Ou alors vous pouvez optez pour un abonnement par utilisateur en mode Saas. A vous de choisir en fonction de votre contexte.

Toujours est-il que le cabinet d’étude Forrester a réalisé une étude l’année dernière sur prés de 100 critères. Salesforce, microsoft et SAP cloud for Customer sont les meilleures solutions pour une entreprise de taille moyenne. Pour les grandes entreprises de plus de 1000 employés, SAP CRM, Oracle siebel, Salesforce et Pegasystem sont les mieux notés.

Ces solutions ont certes un cout plus élevé, mais dans le contexte de la transformation digitale, elles ont l’avantage de vous permettre une meilleure gestion relation client avec la mise en en place d’une stratégie cross-canal, c’est à dire :

  1. L’automatisation de votre force de vente avec constitution du fichier prospect, suivi et relance de ces prospects.
  2. Organisation du support client avec éventuellement un centre d’appel, suivi des avis et remontées clients sur les réseaux sociaux.
  3. Et enfin la gestion marketing personnalisée comme la recommandation de produits et services en fonction de l’historique des ventes, du parcours utilisateur et des données comportementales, ou encore du retargeting comme nous l’avons vu dans une autre vidéo (cliquez ici >>)

 

4. Dernière solution: les CRM en logiciel libre

L’avantage principal c’est le coût, car vous ne payez pas de licence. Vous téléchargez le logiciel gratuitement, mais c’est à vous de l’installer et de savoir le paramétrer. Donc en clair, vous échangez votre temps contre de l’argent. Mais cela reste envisageable si vous avez des compétences techniques. Ou alors vous pouvez faire appel à un prestataire spécialisé en dernier recours.

Comme CRM en logiciel libre, vous avez Sugar CRM et VTiger pour ne citer que les plus connus…

 

Voila, nous avons fait le tour des différentes solutions qui s’offrent à vous pour gérer l’activité commerciale avec vos fichiers de prospection et la partie fidélisation. C’est maintenant à vous de décider en fonction de votre contexte, de vos objectifs et de vos contraintes 😉

Si vous avez d’autres solutions intéressantes à partager pour gérer fichier client et fichier de prospection, à vos commentaires…

 

 

Pour aller plus loin, voici quelques articles complémentaires :

trop cher objection commerciale

C’est cher… Trop cher ! Vous en avez marre d’entendre l’objection C’EST TROP CHER ? Ces objections commerciales vous fatiguent ? Vous aimeriez les éviter ? Voyons comment éviter et contrer l’objection PRIX

Comment éviter l’objection C’est Trop CHER ?

Le traitement des objections est une chose… mais l’objection prix “c’est trop cher” est un sujet vraiment à part, qui est souvent déstabilisant et mal maîtrisé par les commerciaux !

Nous allons voir dans cet article comment présenter le prix, défendre sa proposition commerciale face aux objections vente sur le prix, et in fine comment vaincre les objections “c’est trop cher” formulées de différentes manières:

  • Vous êtes trop cher !
  • Vous n’êtes pas dans le budget !
  • La concurrence fait mieux que vous !
  • Vous n’êtes pas sérieux, c’est un prix pour les touristes !
  • Etc.

Comment gérer la présentation du prix et l’inversion des rôles ?

Soyons francs, dès que le prix fait irruption dans un entretien commercial, le climat change ! Pas vrai ?

Et si vous êtes observateurs, il y a une inversion des rôles avant même d’entendre le fameux “c’est trop cher” : c’est le client qui prend l’avantage en exprimant tout son pouvoir !

Alors comment procéder ?

Replaçons les choses dans leur contexte… l’annonce et la présentation du prix représente le dernier obstacle à franchir avant de pouvoir conclure la vente. Le prix, pour un acheteur, correspond à la valeur qu’il est prêt à donner à l’ensemble des usages, des avantages et bénéfices de votre offre commerciale.

D’où l’intérêt d’avoir pris le temps de créer cette valeur et d’en faire prendre conscience au client avant d’annoncer le prix.

Pourquoi les rôles s’inversent à ce moment précis de l’entretien de vente ?

C’est relativement simple ! En règle générale, durant la phase de découverte des besoins, et lors de la phase d’argumentation, c’est le vendeur qui a la main est qui guide l’entretien commercial. Tout simplement, car il dispose d’informations clés et de connaissances que son client n’a pas forcément.

Même à l’heure d’Internet, il est difficile pour un acheteur de tout savoir. C’est-à-dire la tendance du marché, les dernières évolutions technologiques, les caractéristiques produits et les détails entre différentes solutions, les statistiques et les dernières études sur le secteur…

Bref, en général c’est le commercial qui maîtrise le mieux le sujet… sinon l’entretien n’a pas lieu d’être, et l’acheteur se débrouille tout seul de son coté.

Par contre, lors de la présentation du prix, c’est différent ! Car l’acheteur sait ce que propose la concurrence. Il dispose d’autres options tangibles pour effectuer son achat.

Alors que le vendeur ne sait pas exactement jusqu’où la concurrence est allée. Il n’a pas toutes les infos en détail concernant les propositions commerciales concurrentes. En conséquence, de nombreux commerciaux semblent démunis face au client qui reprend tout d’un coup un énorme avantage, et qui peut tirer parti de ce pouvoir pour tenter d’obtenir un prix plus avantageux en négociant les conditions générales de vente.

D’où la naissance de l’objection c’est trop cher

 

La présentation du prix est une véritable brèche pour les objections commerciales

Et cela va naturellement se traduire par des objections commerciales ! Mais encore une fois, prenons du recul et focalisons nous sur l’essentiel.

Dans la grande majorité des cas, le prix n’est pas une objection réelle ! Pourquoi ?

Parce que les gens sont toujours prêts à payer un petit peu plus cher pour obtenir plus… c’est à dire :

  • + de service,
  • + de confort,
  • + de sécurité,
  • + de reconnaissance,
  • + de satisfaction,
  • et plus d’argent (s’il agit d’une solution avec retour sur investissement)

Tout dépend donc du contexte, et de là où votre prospect attribue la valeur. Demandez-vous toujours ce qui est le plus important pour le prospect ? Et je vous garantis que dans 90% des cas, ce n’est pas le coût immédiat du produit ou service 😉

Mais la question est bel et bien de savoir ce que cela va apporter au client : le bénéfice final ! Il y a donc 2 éléments majeurs qui conditionnent l’acceptation du prix pour un acheteur qui émet un “c’est trop cher” :

  1. Tout d’abord, il doit avoir admis le fait que la valeur rationnelle additionnée à la valeur émotionnelle (c’est-à-dire purement psychologique du produit ou service) correspond bien au prix proposé.
  2. Le poids émotionnel et affectif que votre interlocuteur donne au produit ou service doit être supérieur au prix demandé. En somme, son désir d’achat doit être si fort que la question du prix devient secondaire (et moins importante) parmi l’ensemble des critères de décisions.

En clair, vous devez comprendre qu’un produit, un service, une solution commerciale n’a pas de valeur absolue ! Il a tout simplement la valeur que votre interlocuteur lui reconnait (dans ce contexte précis) en fonctions de tels besoins appuyées par telle(s) motivation(s).

(En savoir plus sur les motivations d’achat ici >>)

 

C’est Trop cher ? Pas si sûr…

Par exemple, combien vaut une bouteille d’eau vendue devant un supermarché ? Surement moins que le prix affiché dans les rayons. Pas vrai ?

Changeons de contexte maintenant… imaginons que vous êtes en plein désert et vous commencez à vous dessécher, sachant que le village le plus proche est à des kilomètres. Et là miracle, vous croisez un berbère avec une gourde remplie d’eau ! Combien vaut cette eau pour vous à présent ?

5€, 10€, 100€… 1 000€ ? Combien seriez-vous prêt à débourser pour ne pas mourir de soif ?

Vous n’oseriez même pas prononcer les mots “c’est trop cher” au risque de voir cette gourde d’eau s’enfuir. La question du prix n’a plus sa place à présent ! Je me trompe ?

Comprenez donc avec cet exemple basique que le prix n’est pas le cœur du sujet ! Même en BtoB, lorsqu’il est question du budget et que c’est trop cher, vous trouverez toujours un décisionnaire pour revoir le budget à la hausse si votre solution est celle qui répond le mieux aux objectifs et attentes de votre client.

Sinon, c’est que votre interlocuteur n’est pas le bon, et qu’il vous faut taper plus haut en visant celui qui construit les budgets 😉

Car il y a d’un coté l’ensemble des aspects rationnels du prix :

  • les fonctionnalités,
  • les différentes caractéristiques,
  • les avantages du produit et service.

Et d’un autre coté, l’ensemble des facteurs psychologiques qui sont complètement irrationnels pour le coup :

  • la réponse aux besoins,
  • aux motivations profondes,
  • les priorités de votre client potentiel.

Et cela prend en compte le poids accordé à tel ou tel bénéfice exclusif par exemple (par exemple l’augmentation / diminution de statut que vous procure l’achat) !

Tout ça pour dire que le prix parait trop cher pour l’acheteur tant que vous n’aurez pas mis en évidence l’adéquation de l’offre à sa demande, et l’importance de la satisfaction des besoins et motivations prioritaires que vous aurez décelés chez lui après une bonne découverte client ! Vous comprenez ?

C’est donc le rôle du commercial de faire naître le désir, et de susciter l’envie de posséder, ou l’envie d’obtenir les résultats et la satisfaction attendue… à tel point que la question du prix passe au second plan et que la fameuse réaction “c’est trop cher” ne soit plus un obstacle à la vente.

Pour cela, il est indispensable de présenter les choses sous un angle favorable en respectant certaines règles fondamentales. Voyons comment procéder en 12 points qui vont vous être fort utile…

12 règles pour éviter l’objection “C’est trop cher”

1. Le prix ne doit pas être annoncé trop tôt durant l’entretien commercial. Je vous conseille de présenter votre prix une fois que votre interlocuteur a bien compris l’argumentaire de vente, et qu’il a pu apprécier la valeur et les bénéfices de l’offre commerciale.

2. Stimulez l’envie et suscitez le désir de possession. Une bonne argumentation commerciale ne suffit pas pour faire accepter un prix. Il faut aller un cran plus haut afin de faire vibrer le prospect. Cela passe par la stimulation des fameux déclencheurs décisionnels identifiées dans la découverte client.

3. Vendez les bénéfices que le client achète: c’est-à-dire la sécurité, le confort, la reconnaissance, le retour sur investissement. Et insistez sur les conséquences négatives qui sont liées à des économies de bout de chandelle.

4. Réfléchissez aux modes de paiement et envisagez de vendre un financement si besoin. Pourquoi ? Tout simplement car les grosses sommes d’argent à débourser d’un coup effrayent le client! C’est ce qui déclenche le fameux c’est trop cher. Donc anticipez et cherchez à étaler l’investissement (et ne parlez pas de dépenses) pour faciliter les choses au client. C’est simple, mais c’est un réel facteur psychologique de réduction du prix. Sinon les crédits à la consommation n’auraient pas tant le vent en poupe ! La plupart des gens se focalisent sur la trésorerie immédiate (en BtoB), et sur ce qu’il reste à la fin du mois (en BtoC). Allez sur leur terrain.

5. Créez un climat propice à la vente, c’est-à-dire une atmosphère détendue. Misez sur la sympathie qui est un des plus puissant principe de persuasion. Cela démarre dés la prise de contact par un effet de halo positif et s’entretient tout au long des étapes de la vente. C’est un élément qui peut le décourager à vous demander un effort sur le prix. Car il est plus difficile de dire NON et de repousser les gens que nous trouvons sympathiques. Telle est la nature humaine !

6. Mettez en avant votre prospect. Car nous avons tous soif de reconnaissance, c’est un des plus puissants piliers de motivation si vous analysez la psychologie sociale. Donc une situation dans laquelle votre prospect se sent valorisé, pris en considération, et dans laquelle la solution mise en avant correspond à ses intérêts avant tout, favorisera l’acceptation du prix !

7. Présentez un prix précis et non un prix rond. Car un prix rond comme 250€ est synonyme pour le client d’une estimation à la louche (ce qui déclenche instinctivement des objections prix). Au contraire, un prix précis évoque un calcul détaillé du cout de revient et de la marge, et il sera psychologiquement mieux perçu par le client, qui sera moins enclin à le négocier. Donc en clair, privilégiez 247,90€ à 250€ par exemple !

8. Pensez à imprimer votre grille de prix ou vos tarifs avant de les présenter. Un support comme une plaquette rassure le client car les prix sont imprimés. Les gens ont toujours peur de se faire avoir. Vous connaissez le fameux : “je ne suis pas un pigeon moi !” Un prix imprimé limite donc les risques de discussions, et le client sait qu’il ne paye pas plus cher que les autres.

9. Soyez confiant et annoncez vos tarifs avec calme et sérénité en véhiculant l’idée que votre prix est parfaitement normal. D’ailleurs, si ce n’est pas le cas et que vous-même pensez que c’est trop cher, comment voulez-vous convaincre quelqu’un du contraire ? Soyons cohérents ! Pour convaincre, il faut déjà être soi-même convaincu 😉

10. Oubliez les mots dépense, coût et prix ! Remplacez-les par valeur et investissement. Cette notion de ROI (retour sur investissement) est capitale. Ces 2 mots seront bien mieux perçus, car ils véhiculent l’image de gain et non de perte.

11. Soyez ferme face aux tentatives de négociation. Lorsque le client vous demande de faire un effort sur le prix / émet une objection sur le prix, votre première réponse doit être la défense du prix. Je vous invite à lire mon livre sur la négociation “Les Clés de la Négociation Efficace” pour négocier efficacement au quotidien ! Enfin, si vous avez de la marge de négociation, dans un deuxième temps, vous pourrez réaliser une ou deux concessions en échange des contreparties qui vous intéressent. Mais commencez en premier lieu par revenir sur les éléments clés de votre argumentation et défendez le prix avant de négocier. C’est la clé d’une bonne négociation commerciale !

12. Déplacez la discussion vers les conséquences négatives de ne rien faire ou de choisir une solution concurrente, et dramatisez ! Que se passe t-il pour le client s’il n’achète pas votre produit ? Montrez-lui ce qu’il perd en passant à coté de votre offre. Par exemple, quels sont les bénéfices exclusifs qu’il ne retrouvera jamais ailleurs ?

 

Apprenez ces règles par cœur, appliquez les systématiquement et croyez-moi, vous allez considérablement réduire les objections à la vente du type “C’est trop cher” et “faites moi un prix”. Le respect de ces 12 règles vous permettra de savoir vendre le prix, et cela limitera le nombre d’objections prix que vous recevrez.

Mais ce n’est pas tout !

Il s’agit d’une bonne base de départ, maintenant nous allons rentrer dans le vif du sujet avec 7 techniques de vente spécifiques au traitement des objections prix !

Si ce n’est pas encore fait, abonnez-vous en cliquant ici pour recevoir les prochaines vidéos YouTube 😉

Enfin, pour aller plus loin et être opérationnel rapidement, vous êtes également libre de suivre cette formation pratico pratique sur le Traitement des objections en E-Learning >>

 

Méthode SONCAS

Qu’est-ce que la méthode SONCAS ? Comment utiliser le soncas pour décupler vos ventes ? Si vous avez l’impression de ne pas vendre efficacement… si vos résultats commerciaux ne sont pas à la hauteur de vos attentes, c’est peut-être parce qu’il manque quelques ingrédients dans la recette ? Et l’un des ingrédients majeurs en techniques de vente, ce sont les motivations d’achat !

Dans les lignes qui suivent, vous allez découvrir comment utiliser la technique de vente SONCAS pour guider et faciliter vos ventes. Mais avant cela, il est important de revenir sur la définition du SONCAS pour poser les fondations.

 

Définition de la méthode SONCAS

Il s’agit d’une des techniques de vente les plus connues (mais souvent très mal appliquée). Le mot S.O.N.C.A.S est un acronyme dont chacune des lettres correspond à une motivation d’achat bien précise. Voyons les différentes lettres de plus près et les motivations qui en découlent.

Après cela, nous allons voir ensemble ce que ces différents mots représentent et comment vous pouvez les utiliser pour augmenter considérablement vos ventes (quel que soit le produit que vous vendez en BtoC, BtoB…).

 

Le S.O.N.C.A.S c’est quoi ?

  • S = Sécurité
  • O = Orgueil
  • N = Nouveauté
  • C = Confort
  • A = Argent
  • S = Sympathie

Le principe de cette méthode de vente est simple : il consiste dans un premier temps à poser des questions à votre prospect pour cerner son profil, ses attentes, et ses mobiles d’achat.

Puis, de fil en aiguille, vous orientez votre argumentaire commercial de façon pertinente en vous rapprochant au maximum de l’idéal de votre prospect. (Voir cet exemple avec l’Argumentaire CAP SONCAS >>)

Pour vous aider à mieux utiliser le SONCAS, nous allons passer au crible chacune de ces motivations d’achat qui composent cet acronyme… et voir comment les utiliser pour convaincre vos prospects et clients efficacement !

 

Sécurité

La première lettre de la méthode S.O.N.C.A.S représente la Sécurité.

La sécurité est un besoin fondamental de l’homme. Abraham Maslow l’illustre très bien à travers sa Pyramide où elle – la sécurité – vient en deuxième position après les besoins physiologiques.

Quand vous lui présentez votre produit ou service, votre prospect se pose naturellement des questions d’ordre sécuritaire : « ce produit est-il vraiment de qualité ? » « Les résultats promis sont-ils garantis ? »

Comment agit un prospect au profil sécuritaire

…et comment le convaincre facilement grâce au SONCAS ?

Un prospect au profil sécuritaire porte une attention particulière à la qualité du produit. Il recherche une protection, une assurance et une garantie. Il ne veut pas acheter un produit de piètre qualité. Par conséquent, il va réfléchir pendant un bon moment avant de prendre une décision finale. Il va aussi accorder une vive attention aux détails.

Vous devez donc pouvoir le rassurer avec les mots et les arguments justes. Votre argumentaire de vente doit l’aider à lever ses craintes et ses doutes. Certains mots peuvent vous aider à renforcer la confiance d’un prospect au profil sécuritaire. Il est important de les utiliser quand vous êtes face à un client de ce profil.

En voici quelques-uns: garantie, sécurité, fiabilité, références, solidité, expérience, Service après-vente, preuve, certification

Il est recommandé d’aborder et d’accentuer tout ce qui peut aider votre prospect à faire confiance au produit, à la marque, à vous…

La preuve sociale peut donc jouer un rôle important ici. Vous pouvez par exemple lui montrer des témoignages clients, des titres, des références, ou si votre produit est labellisé vous pouvez aussi lui en parler. Plus vous lui donnerez des informations qui le mettent en sécurité, plus il sera apte à passer à l’action et à commander votre produit.

 

Orgueil

L’Orgueil représente la deuxième lettre du S.O.N.C.A.S        .

Vous vous demandez probablement quel rôle l’orgueil peut jouer dans la vente…mais vous serez étonné après avoir lu ce qui suit.

Regardez !

Ici, nous pouvons rapprocher l’orgueil à l’estime de soi, la fierté, le besoin de se sentir privilégié, etc.

L’orgueil fait également partie des besoins naturels de l’homme. Vous avez certainement remarqué que les gens cherchent en permanence à se démarquer et à s’affirmer ?

S’il est vrai que ce besoin varie d’une personne à une autre, il est indéniable qu’il est profondément ancré dans la nature humaine. Nous avons besoin de nourrir notre amour-propre et de sortir du lot. L’être humain a un profond besoin de se sentir important. Je vous conseille pour en avoir le cœur net de lire l’un des livres de référence sur l’influence des relations sociales par Dale Carnegie.

Donc si vous pouvez intégrer ce levier dans votre argumentaire de vente, alors vous convaincrez plus facilement vos prospects au profil orgueilleux.

Comment convaincre un prospect au profil orgueilleux grâce au SONCAS ?

Voyons d’abord comment agit ce type de client !

Le client au profil orgueilleux a besoin d’être valorisé, d’être vraiment considéré, et flatté. Quand il achète un produit, il va vite le faire savoir autour de lui afin de se mettre encore plus en valeur…

Face à ce type de client, vous devez adopter un argumentaire cap soncas qui lui permet de visualiser l’estime, la considération et le respect qu’il va obtenir en acquérant votre produit ou en bénéficiant de vos services. S’il est convaincu que votre produit va lui permettre d’avoir plus de respect et de considération de ses proches, alors il mettra la main à la poche sans aucun problème.

Certains mots peuvent vous aider dans ce sens. En voici quelques-uns: VIP, design, luxe, sélection, privilège, édition limitée, unique, haut de gamme, rareté, exclusivité…


Exemple d’Argumentaire Cap Soncas :

 


 

Nouveauté

Avez-vous remarqué comment les gens sont friands de la nouveauté ? Il n’y a qu’à voir comment les gens se ruent devant les magasins d’Apple à la sortie d’un nouveau gadget électronique.

La nouveauté est un puissant facteur de motivation d’achat…car la plupart des gens aiment ce qui est nouveau. Ce qui est nouveau pique la curiosité et met en exergue le besoin de changement.

Comment se servir du principe de la nouveauté pour vendre vos produits ?

Un client qui est épris de la nouveauté a besoin que vous lui présentiez une évolution majeure, des découvertes et innovations technologiques, les nouvelles inventions, tendance, etc.

Voici des mots qui peuvent facilement et subtilement influencer la décision de votre prospect: innovation, nouveauté, révolutionnaire, invention, originalité, évolution, avant-garde…

 

Confort

La quatrième lettre de SONCAS fait allusion au confort.

Le confort peut être un excellent facteur de motivation d’achat. En fait, tous les hommes sont à la recherche permanente du confort – qu’il soit d’ordre psychologique ou physique.

Comment convaincre un client qui recherche le confort ?

Un client qui est motivé par le confort est avant tout à la recherche de bien-être. Voici ce qu’il veut entendre : « Ce produit va améliorer votre confort actuel et vous procurer un meilleur bien-être. »

Au pire, vous devez lui montrer que votre produit ne va pas entraver à son confort actuel.

Voici des mots du champ lexical du confort à utiliser dans votre argumentation: simple, facile, pratique, tranquillité, guide, serein, assistance, agréable, service, accompagnement, aide, réactivité…

 

Argent

On dit très souvent que l’argent est le nerf de la guerre. C’est également vrai dans le domaine commercial. Aucune vente ne se réalise sans son intervention. Et vous le savez, la plupart des objections des clients sont en rapport avec l’argent, n’est-ce pas ?

Votre prospect veut savoir qu’il fait une bonne affaire, qu’il ne jette pas son argent par la fenêtre, et que l’argent qu’il dépense lui permettra de faire plus d’économies ou d’en gagner plus.

Comment convaincre un client en mode Argent ?

Votre objectif consiste à démontrer à votre prospect ou client qu’il fait un investissement. Et que l’argent qu’il est sur le point d’investir lui permettra d’économiser, ou de gagner plus d’argent par la suite.

Voici des exemples de mots pour activer ce levier: investissement, placement, rendement, économie, remise, qualité prix, rentabilité, placement, soldes, pas cher, bonne affaire…

 

Sympathie

Imaginez un vendeur qui se présente à vous avec un regard froid et glacial. Pensez-vous que vous allez acheter son produit ? J’en doute…

Même si ce produit vous intéresse, vous allez préférer l’acheter chez un autre vendeur plus sympa. Pourquoi ? Parce que vous n’aimeriez pas faire affaire – et donner des commissions – à une personne qui ne vous montre aucun intérêt et qui vous parait antipathique.

La sympathie peut vous faire réaliser des ventes et prendre le dessus sur vos concurrents. Vous connaissez certainement l’influence du relationnel dans la vente.

Comment convaincre grâce à la sympathie ?

Souriez. Soyez humain. Intéressez-vous vraiment à votre client. Montrez-lui que vous lui accordez de la valeur et que vous voulez lui rendre service. Mettez-le en confiance. Créez une relation passionnante avec lui.

Si vous y parvenez, vous gagnerez non seulement une vente, mais également un client fidèle, et peut être même un(e) ami(e) !

Le jargon à utiliser avec un client en mode sympathie est le suivant : service, amitié, réciprocité, collaboration, reconnaissance, partenariat, échange de bons procédés…  

Maintenant, vous connaissez les différents mots qui constituent la méthode de vente SONCAS, et vous pouvez donc l’utiliser efficacement pour être plus convaincant. Mais pour plus d’efficacité, voici quelques conseils additionnels…

 

3 clés pour utiliser efficacement la méthode SONCAS

  • Pratiquez l’écoute active. Si vous n’écoutez pas activement votre prospect, il vous sera difficile de cerner son profil SONCAS et ses attentes réelles.
  • Posez des questions ouvertes en utilisant par exemple la méthode “QQOQCP” ou “CQQCOQP” à savoir ‘‘Comment’’, ‘‘Qui’’, ‘‘Quand’’, ‘‘Combien’’, ‘‘Où’’, ‘‘Quoi’’, ‘‘Pourquoi’’. Évitez des questions fermées qui commencent par des verbes. Exemple : « Avez-vous… », « Est-ce que… », « Seriez-vous… ». Car vous n’obtiendrez que peu d’informations sur votre client.
  • Évoquez des bénéfices et avantages qui tournent autour des principales motivations d’achat SONCAS de votre prospect. Et oubliez tout le reste (caractéristiques et autres détails…)

À vous de jouer !

 

La méthode SONCAS est une excellente technique de vente qui vous permet de découvrir les leviers de décision d’un prospect ou client à travers des questions bien orientées. Ensuite, vous focalisez votre argumentaire commercial autour des leviers psychologiques qui influencent votre prospect.

Très souvent, vous aurez besoin d’activer plusieurs leviers (deux en général) chez un même client/prospect. Par exemple, le client peut avoir à la fois un profil orgueilleux, être à la recherche du confort, ou d’une affaire qui lui permette d’économiser ou de gagner plus d’argent.

Votre rôle, en tant que vendeur, c’est de poser les bonnes questions, dès les premiers moments, pour déterminer le profil SONCAS de votre client ainsi que ses priorités (mobiles d’achat). Ensuite, vous utilisez le champ lexical (les mots) approprié pour le convaincre plus facilement et faire vivre vos arguments de vente dans son univers !

Cela devrait booster vos ventes 😉

 

Pour aller plus loin, et mieux comprendre la technique de vente, voici une interview vidéo avec des exemples d’utilisation du SONCAS :